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•9 novembre 2009 • Laisser un commentaire

“Le charme d’une voix, de la voix, c’est peut-être ce regret constant de ce qui fut dit, la sensation confuse qu’elle manifeste la fuite du temps et l’impossibilité de saisir le moment.”

Richard de Sèze

“Echos”, dans l’Oeil de boeuf, “La voix”, numéro spécial, avril 2001.

Je commence aujourd’hui Essai pour une histoire des voix au dix-huitième siècle, d’Arlette Farge.

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•7 novembre 2009 • Laisser un commentaire

18h29

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•6 novembre 2009 • Laisser un commentaire

parades amoureuses.

ce qui se dit avant. ce qui se dit après.

la parole avant, le silence après. perplexe. malentendus.

je crois que je ne préfèrerais entendre que ce qui se dit après le sexe. sans les parades amoureuses de dernières minutes, sans les dernières approches séductrices, assez pitoyables et trompeuses. sans le “on boit une verre ?”. être dans l’échange pur des corps, dans le langage “pur” des corps. pourquoi en avoir peur. et voir ce qu’il y a après. ce qu’il en reste. ou ce qu’il n’y a pas. peu importe. les parades sont vaines et artificielles, hypocrites et infantiles. les fuir. nous savons pourtant ce que nous voulons faire ensemble. et au delà de quoi cela n’ira pas. pas aujourd’hui. pas cette fois.

car le silence “d’après” est mortel. peut-être est-il inévitable.

pourquoi ai-je cette croyance qu’après le corps à corps le plus intime, on laisserait tomber les masques. et qu’il n’y a que ça que j’aime. cette générosité là de laisser tomber ses masques.

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•4 novembre 2009 • Laisser un commentaire

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c’est le 10 octobre.

je le regarde danser depuis un temps.

avec S. nous remarquons toutes les deux sa beauté.

il est à part, c’est certain. nous sentons l’une comme l’autre qu’il est perdu. qu’il conjure quelque chose en dansant.

dans ses bras, je me laisserai tourner tourner et tourner. vertige absolument délicieux. il s’inquiète. tout va bien ? tout va si bien.

entre ses codes et les miens, un monde. est-il surpris qu’une inconnue à l’air sage, se laisse aller ainsi dans ses bras. une inconnue qui se laisse presser. qui rit avec tendresse en l’entendant dire qu’il aime faire l’amour. un autre monde qui lui dit qu’il est beau et qu’elle veut le voir danser encore. qu’il est adorable.

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•2 novembre 2009 • Laisser un commentaire

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•1 novembre 2009 • Laisser un commentaire

je n’oublierai jamais la première fois que nous avons fait l’amour.

ai-je oublié les autres premières fois ?

P. je refusais de l’embrasser. K commandait encore tout de moi. je me souviens du lieu. de la chambre. je vois le lit qui fut plus tard notre lit commun pendant presque 7 années.

de L je me souviens des souffles haletants dans mon oreille. j’avais un jean impraticable contre lequel elle mena une lutte douce et têtue. elle m’appelait de mon prénom. elle le fit toujours. ajoutant “ma – -”. la dernière fois que je l’ai vue, elle ne me serra pas dans ses bras, malgré les quelques heures détendues que nous passions pour la première fois ensemble depuis des années. mais toujours, je me vis quémander une embrassade que je n’obtiens guère. je suis toujours ton bouchon ? je suis toujours ton bichounet ? oui. elle sourit. elle met son casque. je lutterai toute la nuit pour ne rien laisser entrer dans mon esprit qui ne vienne entacher la presque heureuse soirée. ne rien analyser, ne rien chercher à comprendre. sa satisfaire du moment.

de ces avant-gouts de sexe avec L, les autres oui j’y pense moins souvent, et de ces préliminaires-ci avec D. les picotements dans les cotes. l’électricité. le plus au fond de cet organe qui appelle d’être touché, secoué, écrasé. l’électricité derrière les épaules. l’organe s’entrouvre. mémoire vive de la sensation de son sexe, le bout rond et lisse. je passe ma joue sur son sexe. la peau est velours. je le lèche. j’aime les rebonds lorsque j’arrive à l’extrémité. j’en fais le tour.

salope. prends-la. tu m’excites. demande-la moi. branle-moi. j’aime caresser ta chatte.

salope, il ne le dira qu’une fois. souvenir des films pornos qu’il regardait adolescent. pas d’autres exemples, non. personne ne nous aura appris autre chose. se faire sa propre éducation à défaut. premières excitations, premières érections au son de “salope”. aucun souvenir qu’à l’école ou ailleurs on ne lui ait jamais expliqué quoique ce soit.

il fait claquer mes fesses. ça me déchaine. sans doute pourrais-je frapper son visage. sans doute pourrait-il me frapper. il pourrait y avoir plus de force. quand il ne me baise pas, je l’approche. le sens. le caresse. impossible de fermer l’œil ne serait-ce que quelques minutes et pourtant j’ai probablement dormi. mes mains sur son torse son dos ses hanches. découvre comment il est fait… sous les cotes côté gauche dans le creux, il a une épaisse et petite cicatrice. ses poils sont doux. il est grand. large. il ne veut pas m’écraser. c’est donc moi qui le chevauche. je me souviens de ce lent et fluide galop à cheval dans le sable en Corse, adolescente en colonies de vacances.

je jouis. il le dit deux fois. s’excuse. il ne contrôle pas, je l’excite trop, et nous avons “picolé”. je jouis une fois. je lui dirai. mais nous ne laisserons aucun répit à la nuit.

dans une ancienne vie il ferrait les chevaux. ses grandes mains ont ferré les chevaux 15 années. me branler il ne sait pas. il croit qu’il sait. mes lèvres en sont encore blessées. j’essaie de diriger ses mains, ses doigts. ça lui plaît. tu veux ma queue ? dis le moi que tu veux ma queue. j’ai déjà son sexe chaud dans ma main, je le branle. plus tôt,  je l’avais dans ma bouche, sa queue tressaillait, parcourue d’électricité. j’ai adoré ça. son sang déferlant dans les moindres veines.

ludique. nous rions. légèreté.

c’est quand même ce qui nous aura réuni elle, eux et moi.

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•4 octobre 2009 • Laisser un commentaire

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•23 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Encore un rêve d’elle. Il me réveille au début de la nuit. Je dois me lever et manger quelque chose. Trouver un moyen pour que mon cerveau cesse de m’empoisonner avec cet arrière gout. Je veux y retourner et ne pas y retourner. Je veux rêver d’elle et ne pas rêver d’elle. Je l’aime encore et je m’empoisonne.

une haie de buisson, ses cheveux longs bruns – elle me tourne le dos – et la mer devant elle.

entre elle et moi : cette haie. je lui touche l’épaule.

elle m’attendait. elle était là pour moi, attendait que je sorte.

(mercredi 23 septembre)

La suite, cauchemardesque, je ne l’ai pas notée tout de suite.

Bizarrement, aujourd’hui, je n’en ai plus aucun souvenir, sans fouiller et faire un intense effort de concentration que je me refuse à faire.

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•20 septembre 2009 • Laisser un commentaire

bonjour le monde

 
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